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J’observe une réelle appréhension du marché de l’emploi lors de mes échanges avec des candidat·e·s qui ne sont plus en poste, notamment chez ceux qui n’y ont jamais été confrontés. 

Et je le comprends tout à fait. 

Mener une recherche d’emploi est un exercice très particulier pouvant générer beaucoup d’anxiété. Notre culture française du travail et de l’entreprise y est pour beaucoup ; nous avons été éduqués à toujours devoir justifier un “trou” dans un CV, comme s’il fallait toujours tout expliquer dans son parcours sous l’angle du travail et du projet professionnel… et réfuter l’idée de l’échec qui ne devrait jamais être évoqué dans un entretien.

Les nouvelles générations font évoluer cette culture, en mettant la recherche de sens personnelle et collective au centre de leurs préoccupations et en osant prendre le risque de démissionner ou de tout plaquer sans avoir de visibilité sur la suite.

J’entends très souvent la phrase : “Un·e candidat·e en poste est plus séduisant·e qu’un·e candidat·e en recherche”. 

C’est un préjugé ! 

Il faut changer le prisme : qu’est ce qui fait que je suis “séduisant·e” ou “désirable” ? 

Le statut du candidat, en poste ou non, n’a pas d’impact selon moi. Ce sont sa posture, son niveau d’exigence et sa confiance en lui/elle qui feront la différence. Alors oui, une personne épanounie dans son poste aura plus de chance de remplir naturellement ces trois critères. Toutefois, vous pouvez être hors poste et assumer le fait d’être dans une période d’entre-deux tout en étant exigeant·e dans vos attentes, confiant·e dans ce que vous avez à apporter, et ouvert·e  dans votre posture.

Ayez confiance en vos compétences, osez et prenez des risques – le marché actuel le permet ! Et restez exigeant·e dans votre projet ! Si votre situation personnelle vous le permet, ne prenez pas de nouveau job par défaut car vous ne ferez que repousser le problème