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« Prends le temps. »

 

En entreprise, j’entendais constamment le concept de « Time management » ; apprendre à gérer son temps selon les contraintes données. 

J’ai appris puis transmis l’art d’être efficace pour optimiser son temps ; comment faire rentrer des journées de 15h en 12, des semaines de 7 jours en 5.

L’art surtout de mettre le salarié en responsabilité de garder un équilibre malgré la surcharge manifeste de tâches incompressibles. 

Le temps d’un salarié est soumis en priorité à ses managers : réunions, projets, reportings, points divers. Et de plus en plus au fil des années et de l’évolution professionnelle jusqu’à n’avoir des semaines remplies que de tâches de cette nature. Et même encore là, il est demandé au salarié de rester opérationnel. 

Pendant les crises, cela s’accentue encore et tout s’accélère.

Parler de tout cela. Se réunir. Parler encore. Et pendant ce temps, ne pas agir. Les semaines sont monopolisées par des réunions de haute tension, dit l’objectif serait d’établir plans d’action et stratégies. Pas de vision, mais des plans d’action. 

En revanche, il est demandé aux équipes de trouver le temps d’agir en parallèle, pour atteindre malgré tout les objectifs. 

D’ailleurs, il est mal vu de ne rien faire ; faire des pauses, faire la sieste, ces notions sont assimilées à de la fainéantise. Il est impensable en entreprise, en temps normal et a fortiori en temps de crise de s’accorder ce temps.

« Prends le temps. »

Je ne savais pas que je pouvais vraiment prendre le temps. Depuis que je suis à mon compte, je me rends compte à quel point ce mode de fonctionnement est précieux.

Soyons honnête, passer de la course au temps à l’agenda plein de vide de l’entrepreneur qui se lance a été vertigineux. Et puis j’ai compris, au fil des semaines, que c’était ce vide qui était ma nouvelle richesse. 

Enfin de l’espace pour penser, prendre du recul, créer. De l’espace pour être moi-même, pour mon développement propre.

Je continue de poser des créneaux dédiés au sourcing, aux rendez-vous candidats et clients et aux projets transverses, que je respecte à la lettre. Allégée des contraintes liées à la hiérarchie, je réalise que le temps est une vraie notion. Je prends le temps, le temps même de ne rien faire.

Peut-être est-il temps de libérer les équipes de cette surcharge horaire?

Peut-être que le monde de l’entreprise pourrait profiter de cette dernière période de crise pour vraiment se réinventer ?

Peut-être qu’à votre niveau, vous pouvez agir sur votre temps et par rebond sur celui de votre entourage. 

Peut-être que nous pourrions essayer ?